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Mensuel
Infos n° 144 - Octobre 2005
Un
arrêté préfectoral du 11 août 1995 désigne le C.H. Charcot pour la
couverture psychiatrique des détenus du Centre Pénitentiaire de
PLOEMEUR en ambulatoire et en hospitalisation temps plein. Un dispositif
dédié est organisé, fonctionnant sur le mode du Centre
Médico-Psychologique : l'Unité
Pénitentiaire de Santé Mentale (UPSM). Le
consentement du détenu aux soins est systématiquement requis, que
ceux-ci soient dispensés sur site carcéral ou en SMPR (Service
médico-psychologique régional) ; c'est un aspect seulement de la
dimension éthique fondamentale de ce type d'activité.
PRISE
EN CHARGE
L'équipe
est composée de 3 psychiatres (4 demi-journées), 2 psychologues à
mi-temps, et de 2 infirmiers (1 ETP, présent du lundi au vendredi en
horaire de journée et 0,50 ETP présent 5 demi-journées par semaine).
Au sein du plateau technique, ils sont en lien avec l'ensemble des
intervenants du champ carcéral :
-
Personnel
de l'administration pénitentiaire, judiciaire,
-
Services
socio-éducatifs, enseignants, chantiers extérieurs,
-
Equipe
médico-infirmière somatique (CHBS),
-
Equipes
médicales des SMPR en cas d'admission,
-
Equipes
médicales, socio-éducatives contactée dans le cadre
post-carcéral,
-
Equipes
des U.F. d'hospitalisation temps plein du C.H. Charcot.
ADMISSION Chaque
détenu "nouvel arrivant" est vu par infirmier de l'U.P.S.M.
dans un délai variable qui n'excède pas 72 heures. Ce premier contact
a vocation d'échange d'informations, d'évaluation de l'état de santé
mentale du sujet, d'explication des modalités d'aide qui peuvent lui
être proposées. INCARCERATION L'entretien
infirmier de suivi complète et poursuit la prise en charge
médico-psychologique du détenu. Cet acte peut être indiqué ou
prescrit par le psychiatre, orienté par le psychologue ou accompli dans
l'exercice du rôle propre infirmier. Les cas complexes sont toujours
débattus. Lorsque
le détenu est pris en charge parallèlement par un autre intervenant du
dispositif, l'objectif et la posture de chaque professionnel sont
prédéterminés de manière à éviter les "doublons" ou les
clivages. Une
priorisation de la consultation médicale psychiatrique est également
organisée au moyen d'entretiens infirmiers visant à évaluer le besoin
et planifier les rendez-vous. Chaque
demande est traitée, mais ne débouche pas systématiquement d'emblée
sur une consultation avec le psychiatre. Cette évaluation permet une
certaine souplesse fonctionnelle, qui évite d'emboliser les vacations
psychiatriques, tout en permettant à certaines périodes, de prioriser
les situations de crise grave. Les
psychologues sont plus orientées vers la conduite de psychothérapies ;
elles sont néanmoins amenées à recevoir des patients "en
urgence" lorsque leur place dans le "transfert" les y
autorise. Les psychiatres sont amenés à prendre en compte la dimension
psychique globale de chaque consultant, dans une optique de soin et de
prévention. La prévention des comportements suicidaires est un souci
constant, de même qu'arrondir les angles avec l'administration
pénitentiaire. Dr
BONVALOT Psychiatre
au C.H. Quimperlé, médecin attaché au C.H. Charcot.
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