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L'intérêt
de ce type d'atelier est triple :
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la
peinture, comme d'autres activités artistiques, permet de
relier une émotion à une représentation et facilite ainsi
l'expression d'un ressenti douloureux ou non. Mais, pour
accéder à un tel outil de soins, une personne en souffrance
psychique doit d'abord franchir une double barrière composée
du sentiment d'incompétence, très fréquent, et du modèle
socio-culturel de malade mental. |
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ce
groupe de travail est conçu pour ouvrir cet accès en
réunissant des soignés et des soignants autour d'un intérêt
partagé, qu'ils soient novices ou initiés en peinture. Au
delà de la différence délimitée par la maladie, des êtres
se rencontrent, communiquent et partagent leurs appréhensions,
leurs difficultés , leurs plaisirs. |
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l'intervention
d'un peintre professionnel apporte une touche essentielle. Un
artiste se propose de mettre sa passion à la disposition de
personnes en difficultés psychologiques. Il n'est pas soignant
; tout l'impact de son action repose sur cette particularité.
Il est par sa présence régulière et durable, par ses conseils
et ses remarques, par son statut la vivante illustration d'une
société capable de s'ouvrir à la différence. |
Toute
société stigmatise ses membres en souffrance psychique, imprime
ses modèles d'inconduite et tend souvent à les exclure.
Le
service s'inscrit dans cette longue tradition d'une psychiatrie qui
considère la maladie mentale comme un costume culturellement
déterminé, mis à la disposition du sujet en souffrance mais qui
finit par lui devenir un carcan. Dans cette perspective, un acte de
soin, qu'il soit biologique ou psychologique, n'est vraiment
thérapeutique qu'à la condition d'être inscrit dans une
organisation réfléchie et pensée pour desserrer cette camisole
sociale.
Dr ANDRIANOMANANA
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