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LA CARTE SANITAIRE DE PSYCHIATRIE
EN BRETAGNE
LA PREMIERE PHASE DE L’EVOLUTION
VERS UNE ORGANISATION COHERENTE EN SANTE MENTALE
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Privilégier
une
approche globale de la santé |
La
carte sanitaire et le schéma régional d’organisation
sanitaire ont pour objet de prévoir et de susciter les
évolutions nécessaires de l’offre de soins, en vue de
satisfaire de manière optimale la demande de santé (Art. L.
712-1 du Code de la Santé publique).
L’ambition
de la planification en Bretagne est de privilégier une
approche globale de la Santé permettant de faire évoluer le
dispositif actuel de psychiatrie vers une organisation
cohérente en Santé mentale.
Cette
ambition conduit à considérer deux lignes de force :
§
l’organisation de la santé mentale s’intègre pleinement
à l’organisation des soins ; le dispositif régional de
Psychiatrie fondé sur une carte sanitaire particulière et
objet d’un schéma d’organisation spécifique, doit s’articuler
avec le dispositif d’offre de soins, traduit au sein des
huit secteurs sanitaires de la région, selon les termes du
Schéma régional d’organisation sanitaire (SROS) arrêté
le 30 juin 1999 ;
§
les spécificités de la Santé mentale, liées à la
nécessité d’insertion sociale des patients, justifient une
articulation précise avec les dispositifs mis en place dans
les domaines sociaux et médico-sociaux.
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| Promouvoir
une organisation
cohérente
en Santé mentale |
La
définition de la carte sanitaire de Psychiatrie en Bretagne s’inscrit
dans la perspective de cette évolution dont elle constitue la
première phase.
Les
travaux de redéfinition de la carte sanitaire ont répondu à
trois types de considérations :
§
la volonté de mieux inscrire la
psychiatrie dans le dispositif d’offre de soins:
une
approche globale de la santé implique en effet de favoriser les
convergences entre la psychiatrie et les autres disciplines
médicales, par exemple lors de l’accueil des patients aux
urgences, de la prise en charge de pathologies particulières
telles que l’alcoolisme ou bien de populations spécifiques
telles que les adolescents en crise et les personnes âgées
désorientées.
la
nécessité des convergences doit conduire l’ensemble des
acteurs à envisager et à développer toutes les formes de
coopération ; ils doivent pour cela investir pleinement le lieu
privilégié que constitue la Conférence sanitaire de secteur.
§
le souhait de favoriser la continuité de la psychiatrie
infantojuvénile et la psychiatrie générale par l’intégration
de la sectorisation relative aux enfants et adolescents à la
sectorisation relative aux adultes.
§
la nécessité de répondre à un enjeu d’aménagement du
territoire : une approche cohérente et spécifique des
besoins de santé de la population du Centre Bretagne implique
que la Psychiatrie vienne participer à un mouvement d’identification
d’un pôle sanitaire fort sur le secteur sanitaire n°8 ; pour
cela, il convient que l’action développée en matière de
santé mentale à partir d’un même centre hospitalier
spécialisé, le Centre hospitalier de Plouguernével, vienne s’articuler
fortement avec l’activité du pôle hospitalier Pontivy
-Loudéac. La mise en place d’une unité d’hospitalisation
à Pontivy est envisagée comme une voie essentielle de cette
articulation. |
| Harmoniser
les zones
géographiques d’intervention
pour favoriser la cohérence des actions au bénéfice
de
la population |
L’approche
globale de la santé et la prise en compte des considérations
évoquées plus haut ont conduit à la configuration de
groupes de secteurs psychiatriques
harmonisés autant qu’il est possible avec les secteurs sanitaires,
et à une mise en cohérence des secteurs de psychiatrie infanto-juvénile
avec les secteurs de psychiatrie générale.
L’harmonisation
des zones géographiques doit permettre, en apportant au secteur
sanitaire la dimension essentielle de la Santé mentale, de
fonder l’ensemble de l’organisation des soins sur une base
cohérente pour approcher et répondre à la globalité des
besoins de santé de la population.
En
effet, c’est au niveau du secteur sanitaire, auquel correspond
le groupe de secteurs psychiatriques, que doivent être
appréhendées l’ouverture de la psychiatrie vers les autres
disciplines de soins, son intégration dans le dispositif de
soins et toutes les voies de son articulation avec les
dispositifs qui requièrent son intervention et son soutien.
C’est
au niveau du groupe de secteurs psychiatriques, qui correspond
au secteur sanitaire, que doit se construire le dispositif
régional de santé mentale. |
| Maintenir
des liens privilégiés
avec les dispositifs mis en place au niveau des départements.
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L’approche
globale ne doit pas pour autant neutraliser les spécificités
de la Psychiatrie, qui ne permet pas de considérer l’organisation
à laquelle elle s’applique, en termes de simple assimilation
au dispositif de soins ; en effet, .les spécificités de la
Santé mentale, liées à la nécessité d’insertion sociale
des patients, justifient une articulation précise avec les
dispositifs mis en place dans les domaines sociaux et
médico-sociaux.
C’est
pourquoi, doivent être maintenues et développées l’ensemble
des relations avec les collectivités territoriales, en
particulier les conseils généraux, ainsi que les coopérations
avec les dispositifs organisés au niveau des départements.
A
ce titre, les Conseils départementaux de Santé mentale
constituent un lieu privilégié d’échanges dont il convient
d’assurer la vitalité. |
| Une
gestion des moyens destinée à accompagner l’évolution
des missions en Santé mentale
|
La
gestion des moyens actuellement à disposition de la Psychiatrie
doit être
envisagée en cohérence avec l’ambition ainsi affirmée.
§
Cela signifie tout d’abord et clairement que ce n’est pas
exclusivement en fonction de la
surface et de la population des secteurs que les établissements
psychiatriques se verront doter de moyens, mais en fonction
des projets retenus pour répondre aux
besoins particuliers des populations desservies
; seront ainsi privilégiées :
-
les actions auprès des établissements de soins telles que
l’intervention aux urgences, le soutien
des patients souffrant de pathologies
somatiques, la liaison avec les services de maternité ou
de pédiatrie…,
-
les actions d’appui des structures médico-sociales et
sociales accueillant des personnes
âgées, des handicapés ou bien des populations
en situation de grande précarité.
§
La gestion des moyens actuellement affectés à la psychiatrie
doit par ailleurs permettre d’opérer
un renforcement quasi général de la Psychiatrie infanto-juvénile,
ainsi que le rééquilibrage nécessaire au profit de secteurs
encore mal dotés.
Dans
ces conditions,
il apparaît clairement que la configuration géographique
des secteurs n’a pas pour objet la délimitation de
territoires destinée à
déterminer les conditions d’octroi des moyens.
Il
s’agit avant tout de permettre à l’ensemble des secteurs
psychiatriques de garantir la mise
en oeuvre du principe de continuité des soins et l’affectation
des moyens doit s’effectuer
essentiellement en fonction des missions des secteurs,
avec le souci de développer des actions intersectorielles quand
cela est de nature à répondre au
mieux aux besoins des populations. |
| Des
indices destinés à
adapter l’équipement en lien avec l’évolution du
dispositif
régional en
Santé mentale
|
Il
convient de rappeler que si les indices globaux et partiels
afférents aux besoins d’équipement sont applicables à une
partie significative de l’offre de soins (lits et places des
structures diverses visées par l’arrêté du 11 février
1991), ils sont toutefois sans effet sur
des services ou activités, tels que le Centre
médico-psychologique (CMP), véritable pivot de l’organisation
des soins, ou l’intervention de
la psychiatrie aux urgences ou bien en liaison dans des
services somatiques.
Autrement
dit, si les indices traduisent une partie importante du
potentiel, ils ne rendent pas compte de
la totalité des moyens d’intervention
nécessaires pour répondre à
la globalité et à l’évolution des besoins.
Cependant, la fixation des indices doit permettre de rectifier
des disparités infra-régionales et le développement des
alternatives à l’hospitalisation.
Concernant
plus spécialement la psychiatrie infanto-juvénile, l’application
des indices retenus concerne le
groupe de secteurs constitué au niveau de la région, afin
de permettre une gestion plus souple du potentiel à répartir
sur la région, selon les
dispositions qui seront traduites dans le Schéma régional en
cours d’élaboration. |
| Vers
un réseau de Santé
mentale pour prévenir
et prendre en
charge les troubles
mentaux mais
également les diverses
formes de souffrance
psychique |
Approche
globale des soins, cohérence de l’organisation et adaptation
à l’évolution des besoins de la population, tels sont les
objectifs de la reconfiguration de la carte sanitaire de la
Psychiatrie en Bretagne.
La
fixation de la carte constitue la première phase de l’évolution
de l’organisation régionale en
Santé mentale. Il appartient au
Schéma régional de conférer à cette organisation les dimensions
d’un véritable réseau de soins destiné à prévenir et
prendre en charge non seulement les
troubles mentaux mais également les diverses formes de
souffrance psychique.
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