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Dr
Ferdinand THOMAS (1909 - 1993)
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Ferdinand Thomas est né en septembre
1909 en
Nouvelle-Calédonie. Son père, gardien-surveillant
pénitentiaire, était alors affecté au bagne de l'île de
Nou.
Il
vit ensuite en Guyane, puis à Languidic, berceau de sa
famille, puis à nouveau en Guyane.
Docteur
en Médecine de la Faculté de Paris, ancien externe des
hôpitaux de la capitale, Ferdinand Thomas obtient également
les certificats de bactériologie, de sérologie, le diplôme
de médecine tropicale et celui de médecine maritime.
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En
1935, il s'installe à Hennebont (Morbihan) comme
généraliste. Pratiquement seul médecin de campagne sur ce
canton avant-guerre, il a pratiqué au moins 8500
accouchements.
En
septembre 1942, il s'engage dans la Résistance comme agent de
renseignements et est amené à réaliser de multiples actions
telles que transports d'armes et de munitions, tentatives de
sabotage sur les voies ferrées, parachutage d'armes, ...
Membre
du réseau Cahors-Asturies, son action lui a valu
l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile d'argent.
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Le Dr
Ferdinand Thomas, lors de l'inauguration de l'institut
qui porte son nom au CH Charcot, en 1992 |
Après
le débarquement du 6 juin 1944, il devient membre actif de
l'Organisation de la Résistance Armée (ORA). sous les ordres
du Commandant Muller. Il est également recruteur d'une
compagnie : la 5ème compagnie du 7ème bataillon de F.F.I.
dont on lui confie le commandement.
Il
abandonne volontairement sa qualité de médecin pour devenir
un fantassin à part entière et combat sur le front de la
poche de Lorient jusqu'au 10 mai 1945.
Résistant
de la première heure, Ferdinand Thomas est décoré de la
médaille de la Résistance par le Général de Gaulle. Il est
fait aussi Chevalier de la Légion d'honneur au titre de la
Résistance
Il
est élu maire d'Hennebont le 17 avril 1945 et le restera
jusqu'en 1959. Élu Conseiller Général en 1954, il occupe
les fonctions de Vice-Président du Conseil Général de 1964
à 1976, puis devient Conseiller Régional de 1976 à mars
1979, soit une activité de 34 années d'élu local.
Sa
préoccupation première au sortir de la guerre, en tant que
maire puis conseiller général fut bien sûr de panser les
plaies qu'avait subies Hennebont, ville détruite à 75%, mais
aussi d'assurer en tant que médecin, la santé de ses
concitoyens.
Il
sut élaborer et mettre en oeuvre un programme social
remarquable : rénovation de l'hôpital d'Hennebont,
maternité, cantines scolaires, colonies de vacances, bureau de bienfaisance, etc..
Grand
défenseur de l'hôpital public, il suscita la création d'un
hôpital psychiatrique dans l'ouest du département,
l'hôpital Charcot à Caudan. Il en fut d'ailleurs le premier
Président du Conseil d'Administration (de 1971 à 1975).
Retiré
de la vie politique en 1979, il continua d'assumer les
fonctions d'administrateur de l'hôpital d'Hennebont et
poursuivit son action dans plusieurs associations :
Comité
de Coordination des Oeuvres Sociales du Morbihan;
1er président des Anciens du 7è bataillon des F.F.I.
Présidences du Conseil d'Administration de l'Association
Culturelle du Morbihan, de l'Union Départementale des
Combattants Volontaires de la Résistance du Morbihan, du
Comité de la Légion d'Honneur du Morbihan et Comité
Morbihannais de l'Association Nationale des Anciens
Combattants de la Résistance.
Après
un long parcours au service de ses concitoyens (comme
médecin, résistant, homme politique, responsable associatif
ou administrateur d'hôpital), le Dr Thomas s'est éteint le
mardi 7 septembre 1993 à son domicile de Riantec.
Merci
à M. Gérard PERRON, maire d'Hennebont qui nous a procuré
les documents ayant permis la réalisation de cette succincte
biographie. |