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De
l'émergence du projet … à son ouverture aux premiers
patients.
Les
prémices du projet de construction d'un second établissement
de soins psychiatriques dans le Morbihan se font jour en mars
1954, sur recommandation du Ministre de la Santé Publique et
de la Population.
En
octobre 1954, en session, le Conseil Général se penche sur
le projet.
La
Commission Départementale chargée d'étudier les sites
d'implantation, retient plus particulièrement celui de
"KERNOT" en LE FAOUET, commune située au nord-ouest
de la ville de LORIENT et distante de 30 km environ de
celle-ci. Toutefois, la Sécurité Sociale refuse d'apporter
sa collaboration au financement du projet, si le choix du site
se porte sur cette localité.
En
novembre, le Conseil Général est invité à prendre une
décision ; soit
conserver le choix de la commune du FAOUET, auquel cas il se
prive de l'aide de la Sécurité Sociale ; soit rechercher un
autre lieu d'implantation.
En
outre, dès cette année 1958, l'existence d'une chapelle Ste
BARBE, située sur le site prévu du FAOUET, et classée
monument historique, compromet encore plus le projet initial.
Cette
année-là, l'Hôpital psychiatrique de St AVE, LESVELLEC,
compte 1500 hospitalisés pour une capacité de 800 lits. La
nécessité de la création d'un nouvel hôpital se précise
donc pour pallier l'encombrement de celui de St AVE.
C'est
par une lettre circulaire du 10 octobre 1962 que le Ministre
de la Santé Publique rappelle le caractère impératif de la
construction de ce second établissement de soins
psychiatriques, dont il définit une capacité d'accueil de
615 lits, et en propose l'implantation sur la commune de
CAUDAN, proche de LORIENT. L'importance de l'agglomération
lorientaise et sa proximité du site de CAUDAN permettent en
outre de rapprocher le patient du secteur de son
environnement.
Une
équipe d'architectes chargés de l'opération de conception
du projet est désignée le 13 mars. Elle comporte :
Guy
CAUBERT, D.P.L.G. (Architecte départemental, Vannes)
Raymond LOPEZ, D.P.L.G. (Architecte en chef des bâtiments
civils et palais nationaux, Paris)
Raymond GRAVEREAUX, D.P.L.G. (Architecte en chef des
bâtiments civils et nationaux, Paris)
Le
financement en est assuré pour 62,50% par l'Etat, et pour 25%
par la Sécurité Sociale. Un recours à l'emprunt est
envisagé pour pallier la différence. Le coût du projet, à
sa valeur d'octobre 1963 s'élève à 28 877 395 F.
L'acquisition
de terrains de 38 ha d'étendue a été nécessaire à la
réalisation de ce projet, bouleversant parfois les
agriculteurs locaux, qui, pour certains d'entre eux,
refusaient la transaction à l'amiable. Au total, 14
exploitations agricoles furent l'objet d'une expropriation,
imposée ou acceptée.
Chaque
secteur relèvera d'un service lui-même partagé en zones
d'activités :
Zone 1 :
psychiatrie active
Zone 2 : accueil des patients déments séniles
Zone 3 : accueil des patients arriérés profonds.
La
zone active de chaque secteur devra se situer à proximité du
"pôle" médical du service.
En
Novembre est lancé l'appel d'offres des travaux de
construction proprement dit.
En
avril, la première pierre est posée.
La
majorité des bâtiments de l'hôpital est achevée et dès
Septembre, l'établissement est en mesure d'accueillir ses
premiers patients.
Cette
réalisation, qui par son architecture ressemble plus à un
"village
de vacances"
qu'à un hôpital, constitue un outil thérapeutique que
beaucoup d'établissements nous envient.
Le
coût global de cette réalisation a été de 41 400 000 F.
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